Il y a un aéroport à Pise. Un voyage œnotouristique en Toscane peut donc commencer par la découverte de la Piazza dei Miracoli — avant de filer dans le Chianti. C'est exactement ce que j'ai fait.
Pise : c'est beau, mais c'est petit
La Piazza dei Miracoli, c'est beau. La tour penchée, le baptistère, la cathédrale — un ensemble monumental qu'on croit connaître depuis l'enfance et qui surprend quand même en vrai. J'ai monté la tour : 294 marches de marbre blanc légèrement inclinées, une cloche de bronze au sommet, et les toits orangés de Pise en contrebas.
La Piazza dei Miracoli sous un ciel d'octobre parfaitement bleu.
Mais Pise, c'est petit. C'est beau, mais c'est petit. Et gavé de touristes — il n'y a qu'à voir le nombre de personnes qui tiennent la tour à main nue sur Instagram. Alors : déjeunons-y, et filons dans le Chianti.
Au sommet de la tour — la cloche de bronze et la vue sur la ville.
L'agriturismo
Après tout, on est là pour un voyage œnotouristique. Et dans le Chianti, on trouve des agriturismi — des fermes-auberges — tout à fait sympathiques. Celui-ci est posé sur une colline, entouré de vignes et d'oliviers. Murs de pierre, tuiles anciennes, allée de gravier. Ça va être dur d'en repartir.
Les vignes en automne
C'est l'automne. Dans les rangs de Sangiovese — le cépage rouge dominant du Chianti — les feuilles sont jaunes et rousses, et les collines s'enchaînent. Ce soleil d'octobre qui rase les vignes et transforme tout en or. Il y a des moments où on comprend immédiatement pourquoi on fait ce qu'on fait.
Dans les rangs de Sangiovese, au coucher du soleil. Le Chianti en octobre, c'est ça.
Et puis bien sûr — une dégustation.
Première dégustation — cinq expressions du terroir toscan.
Premier verre de Chianti Classico. On continue demain.